
Dans la couleur des symphonies qui soufflent, le parfum exhale des senteurs divines. L’orchestre chante le temps, sa valse d’une robe de fête la bise subtile de nos plus tendres pensées. On s’abreuve d’une aubade dans les jardins mouillés, ne pas effacer les promesses de nos pas, ceux qui résonnent derrière les fenêtres, les moissons de l’avenir efface nos tourments, on rassure nos lendemains quand s’évanouissent nos chagrins. Pour que subsiste toujours la vie, on lui apporte à l’aube, le jardin de notre existence, pour que l’onde sereine noie nos peines, et reflète nos espoirs.
Il suffit d’aimer, pour caresser l’amour, il suffit d’une rencontre, pour que l’espoir naisse dans l’éveil de l’autre.
Bien sûr que l’éveil est déraisonnable, sans logique et carrément fou, car oublié n’est pas donné. Si ce n’est l’un, ce sera donc l’autre. Ensemencer, apaiser le miracle de la vie, s’émerveiller toujours de la beauté des jours inutiles qui nous sont offerts sur terre.
De vagabond envié, on égrène, la lenteur des heures d’ennui, dans un cerveau fébrile, ainsi va le temps qui s’écoule, indocile, il n’y a que l’outrage du temps qui nous amène vers le goulet d’étranglement, mais ce n’est qu’une angoisse passagère, puisque demain sera l’éveil, d’instants d’éternité. Tout dans l’audace, même l’empreinte fugace. Dans la mégarde du naître, on ballotte, sans désir absolu, juste la mordante sensation de l’écrasante habitude, alors, on cherche son moi, ailleurs.
Peut-être dans le rêve innocent, où l’utopie facile, côtoie, les désirs flous, les transferts sensoriels, l’imagination débridée, j’ajuste mon corps à la fermeté des caresses, j’imagine l’empreinte des baisers, perdre le contrôle, lâcher prise.
Puis le lit blanc, l’imposture.
De vertèbres imbues d’extase sensitive, je me lève déambule, rayonnant finalement de volupté verticale.
L’inconscient et l’éveil s’embrassent pantelants sous l’azur, je revendique la démesure de l’excès. Je trouverais ailleurs, le comment survivre. Parce que chaque matin, l’éveil est différent. Tantôt, il chuchote la morsure il me rapproche de l’éphémère, la fumée de l’aube râpe mes papilles sèches, de quelques rafales de solitude, l’instant d’après c’est une pluie d’épices dans des secondes de porcelaine.
Je borde ma journée dans le désordre, d’une bride de sourire ivre, pour les jours qui s’écoulent entre mes doigts, je peindrais le début du silence, la faille d’espoirs qui file, la naissance à perte de vue.
Pour une voile qui flotte dans l’air, et tombe lorsqu’il n’y a plus de vent, ma liberté n’a pas de frontière.
Je suis le couteau et la couleur Le pinceau et la vie Le Père et le Fils Sans artifice Je suis le peintre inconnu.
Philomène a dit,
27 novembre 2009 à 22 h 59 mi
Les jours inutiles sont nombreux, mais contribuent à la logique d’un destin. Que s’est-il passé le 9 novembre 2009, par exemple ? tout inutilité est relative. La mienne en a les mêmes formes et lourdeurs, bien que sans elle, je n’eus pas été assez éveillée pour comprendre un traître mot de tout cela. L’ennui, son cousin, me parle souvent. Il dit que même en dormant, on écrit et l’on réfléchit ; que parfois même, des gens pensent à vous en regardant dans le miroir.
eighthuit a dit,
27 novembre 2009 à 23 h 06 mi
Dans le miroir de l’âme, parfois une larme. Parfois un sourire, tantôt l’une, tantôt l’autre. La lourdeur n’est pesante que les jours de pleine lune.
L’ennui et le désarroi font bon ménage. Faut balayer. Tu as eu un sms…:o))
eighthuit a dit,
27 novembre 2009 à 23 h 07 mi
Un mail, une, voir deux invitations… Le vent du large sans doute…